Chroniques culinaires

Les noix nordiques

Billet de blogue par

Les noix nordiques

Auteur : La Belle au bois gourmand

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On part à la découverte des noix nordiques!

Il y a de nombreux arbres à noix comestibles qui s’épanouissent paisiblement un peu partout au Québec, et ce, dans l’ignorance quasi-totale des hommes, au grand bonheur des écureuils. Les avelines, noix de Grenoble, pacanes, cacahuètes, pistaches et bien d’autres noix sont disponibles partout dans nos épiceries et aucune ne poussent ici. Alors quelles sont ces mystérieuses noix nordiques?

  • Les coudres ou noisettes à long bec;

  • Les noisettes d’Amérique;

  • Les noix de noyer noir;

  • Les noix de noyer en cœur;

  • Les dryopes de caryer ovale;

  • Les châtaignes d’Amérique;

  • Les faînes d’hêtre;

  • Les glands doux de différentes espèces de chênes, entre autres, le chêne blanc et le chêne à gros fruits.

Serez-vous étonné si La belle au bois gourmand vous dit que la seule raison de l’absence de ces noix dans nos commerces est le fait qu'elles sont moins rentables économiquement pour une exploitation industrielle? Serez-vous étonné si l'on vous disait que certaines de ces noix ont une valeur gastronomique bien supérieure à la moyenne?

La noix de noyer noir : une découverte à la hauteur de notre gourmandise!

Bien que les arbres à noix ne soient pas les plus fréquents dans nos campagnes, il y en a assez pour rassasier les aventureux et les courageux qui prendront le temps de les ramasser. La noix la plus intéressante est de loin celle du noyer noir (Juglans nigra).

Arbre reconnu pour sa noblesse et sa résistance, son bois est recherché et estimé. Ces cerneaux (parties comestibles à l’intérieur de la noix) offrent une expérience gastronomique exceptionnelle. La noix du noyer noir peut être qualifiée d’épicée, son goût ne ressemble à aucun autre. On tend à le comparer à  celui d’un fromage bleu, rien de moins! C’est surement dû à son goût épicé aux notes florales, qui explose en bouche et surprend, un peu comme un fromage bleu bien vieilli, produit à partir de lait de vache broutant en nature, dans des champs fleuris. On peut aussi y reconnaître des notes subtiles de pomme, voire de vinaigre de cidre de pomme.

Autant dire que les possibilités gastronomiques sont très vastes. Dans tous les cas, un plateau de fromages fins du Québec ne devrait plus être servi sans cette noix exceptionnelle disponible en abondance chez nous. Aux États-Unis, elle est très populaire dans certaines régions et fait l’objet de fabrication d’huiles et d’élaboration de recettes de tartes au même titre que la pacane. La noix se séchant d’octobre à décembre, après sa récolte et son nettoyage. Il est possible de la conserver très longtemps et donc de l’utiliser toute l’année.

Voici quelques idées incontournables pour l’intégrer dans vos mets de tous les jours :

  • En accompagnement d’un plateau de fromages fins d’ici et d’ailleurs;

  • Dans une salade ou une vinaigrette pour y mettre du croquant et en relever la saveur;

  • Réduit en poudre dans une farce à volaille ou à raviolis;

  • Dans vos muffins ou barres tendres maison;

  • Dans le lunch de vos enfants comme collation (pas gagné d’avance vu le goût bien  spécial de cette noix);

  • Dans du fudge ou du caramel;

  • Dans des biscuits sablés;

  • Sur vos crêpes matinales.

Son goût et son croquant uniques promettent à la noix de noyer noir un avenir radieux en autant que certaines personnes soient assez gourmandes et courageuses pour la récolter, la nettoyer et la mettre à sécher. La belle au bois gourmand la garde bien au sec pour relever ses mets des fêtes et immortaliser l’expérience de sa dégustation dans l’esprit des convives.

Par Olivier Galante, La belle au bois gourmand

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