À pleines dents -

Lundi 9 mai 2016

Nourrir bébé en évitant de gaspiller

Les tout-petits qui commencent à manger ont mauvaise réputation en matière de gaspillage. L’heure du repas, un calvaire pour les parents et une tonne de purée par terre? Pas forcément!

En même temps qu’il teste une variété de goûts et de textures, bébé apprend à gérer sa satiété. Ce n’est donc pas le moment de l’obliger à finir son assiette (de toute façon, si vous arrivez à forcer un bébé à manger… il va falloir m’expliquer comment!). Voici quelques petits trucs assez simples à appliquer pour éviter que la diversification alimentaire soit synonyme de gaspillage.

1. Donner de petites portions à la fois

Devant une grande quantité de nourriture, le mini-gourmet, dépassé par tant de choix, a tendance à tout lancer par-dessus bord. En tout cas, c’est comme ça chez moi! On dirait que la quantité invite au jeu, tandis qu’avec seulement quelques morceaux d’aliments présentés devant lui, bébé est plus concentré sur la tâche de manger. En proposant des portions plus petites au fur et à mesure que bébé les mange, on évite ce problème.

2. Installer une nappe à terre

Bébé découvre les lois de la gravité au détriment de son repas? Protégez votre plancher à l’aide d’une nappe ou d’un tissu quelconque! D’accord, c’est compliqué de ramasser de la purée… mais s’il s’agit de morceaux, ça se fait bien. Comme la surface d’atterrissage est propre, les morceaux échappés peuvent revenir subtilement sur la tablette pour un deuxième essai (ou troisième, etc., selon votre patience).

3. Congeler

Qu’il s’agisse de purée ou de petites portions de repas, le congélateur est votre ami. Il est en effet peu efficace de cuire de toutes petites portions à la fois, autant faire de plus grosses quantités qui pourront être dégelées pour les jours pressés. De la même façon, si bébé n’a pas tout mangé : hop, on met au congélateur pour la prochaine fois.

4. Manger la même chose que les grands

C’est intéressant d’habituer bébé à manger – à peu près  – le même repas que tout le monde, le plus rapidement possible (vive la diversification menée par l’enfant!). Il y a moins de préparation à faire, l’enfant goûte de tout, les adultes mangent plus santé étant donné que le repas doit aussi convenir aux petits et si quelqu’un a moins d’appétit, les autres estomacs peuvent se charger de sa portion pour éviter les restants.

Et s’il reste des morceaux un peu mâchouillés? Je n’ai jamais essayé, mais on peut en faire un smoothie ou des muffins pour bébé!

Par Clémence Hourlay, membre du comité Sauve ta bouffe

Lundi 2 mai 2016

La cueillette du tilleul

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Qui n’a pas déjà été étonné, au mois de juillet, de sentir une douce odeur de miel et de fleur en marchant dans les rues et les parcs de sa ville ou de son village? Pour savoir d’où vient cette odeur suave, il suffit de lever la tête. Elle provient des fleurs de tilleul qui éclosent pour quelques jours seulement. Le tilleul est utilisé depuis bien longtemps dans beaucoup de pays en infusion calmante et même sédative à certaines doses. C’est l’arbre favori des écoles car on peut organiser une activité de récolte et de partage de ces fleurs délicates que l’on fait sécher à l’air libre ensuite. Les parents des enfants turbulents en recevaient d’ailleurs un peu plus que les autres, je vous laisse en tirer vos propres conclusions.

Tout en est-il que la cueillette du tilleul est une très bonne raison pour sortir le panier à pique-nique, le rosé et le vin blanc. Je peux vous assurer que ce sera une journée mémorable et que ça pourrait même devenir une tradition. Les fleurs de tilleul sont faciles à identifier une fois qu’on les connait. La récolte est quasiment illimitée si on y met du temps et qu’on connait des endroits où il y a plusieurs arbres accessibles. Pour ma part, je citerais les parcs urbains, autant à Montréal, qu’à Québec, Sherbrooke ou Shawinigan, mais aussi les parcs et les trottoirs des petits villages (Lanaudière, Laurentides…). Le tilleul est présent à l’état sauvage mais la grandeur des arbres rend la récolte à toute fin pratique impossible.

La récolte est fort simple, il suffit de ramasser d’un coup la grappe de fleurs et sa bractée (feuille à la base de la tige). Une fois le sac rempli, on étale le tout sur une moustiquaire à l’horizontale dans un endroit frais et sec. Le séchage est de relativement courte durée. On peut aussi utiliser un drap si on ne veut pas en perdre une miette. Vous remarquerez que l’odeur reste intense et bien spécifique. L’entreposage se fait facilement dans des bacs à l’abri de l’air et de la lumière et peut être ainsi consommé toute l’année.

On peut aussi mettre quelques poignées de tilleul séché dans son bain ou celui de son enfant pour obtenir un effet calmant et apaisant.

D’un point de vue culinaire, le tilleul permet quelques utilisations surprenantes. Je me souviens clairement des pommes au four au tilleul et à la gelée de groseille (gadelle) que ma mère faisait et dont je vous livre ici une version adaptée aux produits locaux : pommes au four au tilleul et sirop d’érable. Évidemment, le propre du tilleul est d’offrir une infusion digestive de fin de repastrès gouteuse et apaisante. En augmentant le dosage on peut obtenir une tisane sédative étonnante.

J’espère sincèrement avoir donné l’envie à plusieurs d’entre vous  d’aller faire une belle cueillette estivale et de profiter de la délicatesse du tilleul.

Par Olivier Galante, La Belle au bois gourmand

Lundi 18 avril 2016

Le sandwich touski pour éviter le gaspillage alimentaire?

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Le sandwich a la malheureuse réputation d’être un mets de dernier recours, que l’on cuisine souvent par manque de temps ou par manque de ressources. On dénonce sa redondance et pourtant, il y a tellement de façons de l’apprêter! En effet, le sandwich rend possible la créativité et peut s’avérer un véritable espace d’expérimentations de saveurs : il suffit simplement d’ouvrir le réfrigérateur, de fouiller le garde-manger et vous pourrez créer un véritable petit chef-d’œuvre! Afin de vous aider dans votre création, Sauve ta bouffe vous a préparé des trucs et astuces afin de faire du sandwich touski votre meilleur allié pour vos lunchs… et dans vos habitudes anti-gaspillage!

Le pain à portée de main

On le sait, pour faire un sandwich, l’ingrédient principal est… le pain. Ainsi, il est préférable d’en conserver quelques tranches dans son congélateur afin d’en avoir sous la main lorsque nécessaire. Bien sûr, pas question de faire de discrimination! Tout type de pain est propice à la création d’un délicieux sandwich : ciabatta, tortilla, baguette, bagel, pita, naan, muffin anglais, croissant… De quoi varier la recette selon ce que vous avez sous la main. Pour ce qui est du pain de mie, n’hésitez pas à en conserver les extrémités afin de les utiliser en sandwich.

Sucré ou salé?

Vous avez des fruits ramollis qui traînent dans le réfrigérateur? Une pomme un peu molle et des fraises un peu noircies peuvent très bien s’ajouter à votre sandwich et y apporter une saveur sucrée qui saura satisfaire vos papilles. Coupez-les en tranches et le tour est joué! Il en va de même pour le pain : pain à la cannelle, pain aux raisins… Osez le mélange sucré-salé!

Les indispensables

Histoire de pouvoir réaliser des sandwichs savoureux tout en évitant le gaspillage, il est préférable d’avoir en son garde-manger quelques ingrédients de base qui se conservent bien à long terme, par exemple les épices : sel, poivre, basilic, herbes de Provence, graines de moutarde ou encore, de la menthe séchée pour une touche de fraîcheur. Les olives et le pesto sont aussi des aliments qui se conservent bien et qui relèvent le goût. Finalement, une boîte de thon bien égouttée vous permettra de créer un sandwich riche en protéines et fort en saveur. Pour un mélange frais et juteux, le jus d’une vieille orange peut également y être ajouté.

Des aliments repensés

  • Avocat : il peut être utilisé pour augmenter l’onctuosité du sandwich tout en évitant d’utiliser une mayonnaise.
  • Céleri : votre céleri a mauvaise mine au fond du tiroir à légumes? Il a sûrement encore assez de croquant pour être incorporé à votre sandwich!
  • Citron : le jus d’un citron peut apporter du « pep » au sandwich. L’ajouter au moment de la dégustation évitera de transformer le pain en éponge mouillée.
  • Fromage : le « grilled-cheese », simple et efficace! Or, pourquoi ne pas tronquer le fameux fromage Kraft contre du fromage de terroir? Rares sont les fois où nous consommons d’emblée un fromage en entier; utilisez le reste en sandwich grillé!
  • Hummus : avec sa date de péremption plutôt courte, il arrive souvent que cet aliment finisse aux poubelles. Pourtant, il peut parfaitement être ajouté à un sandwich. Il remplacera alors facilement la mayonnaise tout en apportant une onctuosité et une source de protéines non négligeable.
  • Jambon : quelques tranches de jambon approchent de la date de péremption? Pour faire changement, pourquoi ne pas les mélanger dans un robot culinaire avec de la relish sucrée, de la moutarde et de la mayonnaise?
  • Oeufs : vous ne savez que faire de vos œufs? Après 10 minutes de cuisson, ils sauront rassasier votre faim grâce à leur grande valeur nutritive. Une fois ceux-ci mélangés avec du paprika fumé, des herbes séchées, du sel et du poivre, votre sandwich sera un délice!
  • Tomates : si vous avez des tomates ramollies, pourquoi ne pas les faire sécher au four? Vous obtiendrez de superbes tomates séchées qui agrémenteront certainement votre sandwich. N’hésitez pas à faire de même avec vos légumes défraîchis!
  • Verdure : afin d’ajouter couleur et nutriments à votre sandwich, n’hésitez pas à y glisser quelques feuilles de verdure. Épinards, roquette, salade, chou, chou kale, mesclun… Ne jetez rien, tout y fait!
  • Yogourt nature : mélangez-le avec des herbes fraîches ou séchées afin de faire une délicieuse sauce grecque!

Bref, le mot d’ordre serait : osez! Utilisez ce que vous avez sous la main, usez de créativité et n’ayez pas peur de créer un sandwich qui va au-delà du simple jambon-fromage. Bon appétit!

Par Andréanne Wahlman, membre du comité Sauve ta bouffe

Lundi 4 avril 2016

La guerre au sucre

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Depuis quelques temps, plusieurs experts scientifiques accusent le sucre d’être au cœur de nombreuses problématiques de santé : obésité, diabète, cancer, maladies du cœur, etc. Petit tour d’horizon sur les méfaits de la surconsommation de sucre.

L’ennemi numéro 1 ?

D’abord, sachez que tous les nutriments (protéines, gras ou sucres) consommés à l’excès peuvent mener à des problèmes de santé. Or, il semble que le sucre ajouté aux aliments du commerce cause réellement du tort en raison, notamment, de ses effets momentanés sur votre taux de sucre sanguin. Par exemple, un fruit contient du sucre, mais lorsque vous en mangez, le sucre qu’il contient pénètre lentement et graduellement dans votre corps. À l’inverse, si vous avalez une cuillère de sirop de table, aucune digestion n’est nécessaire : le sucre entre rapidement dans votre sang, causant une sécrétion effrénée, voire même incontrôlée, d’hormones corporelles. Cela a pour effet de créer des déséquilibres métaboliques, exposant ainsi vos cellules à divers désordres.

Les sucres au banc des accusés

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) met surtout en garde contre les sucres libres, ceux qui sont rapidement assimilés dans le corps. Ce sont eux qui semblent liés à des problèmes de santé. Ainsi, tous les aliments qui contiennent du sucre ajouté, comme les boissons gazeuses, les punchs aux fruits, les desserts, les pâtisseries, les vinaigrettes, les sauces, etc. devraient être surveillés. Idéalement, il faudrait consommer moins de 10 % de nos calories sous forme de sucre libre. Cela représente 50 g de sucre par jour. Lisez bien vos étiquettes nutritionnelles : vous verrez que plusieurs produits renferment du sucre ajouté, et que les quantités s’accumulent rapidement! Par exemple, une boisson gazeuse renferme jusqu’à 40 g de sucre par portion, tandis qu’une barre tendre peut en contenir 15 g.

Pour en savoir plus au sujet du sucre, consultez ce document produit par l’OMS ou lisez le tout dernier livre de la nutritionniste Catherine Lefebvre Sucre : vérités et conséquences.

Par Geneviève Nadeau Dt.P. Nutritionniste

Classé sous : À consulter, À goûter, À la une
Vendredi 11 mars 2016

Les légumineuses : manger végé, manger santé

Les légumineuses

Dispendieux, fade, cause de carences alimentaires… Le végétarisme est souvent victime d’idées préconçues en raison d’un manque d’information ainsi que de pratiques culturelles tenaces. Pourtant, si l’on pense aux légumineuses, aliment végétarien par excellence, de nombreux avantages y sont associés. Sans doute est-ce pour cela que l’Organisation des Nations Unies a déclaré 2016 comme l’année internationale des légumineuses. Une bonne occasion d’intégrer cet aliment à notre alimentation? Sauve ta bouffe est convaincu que oui!

Favoriser la sécurité alimentaire

Les légumineuses, ce sont les graines comestibles présentes dans les gousses. Soja, haricots, pois, fèves, lentilles; de nombreuses variétés sont utilisées partout dans le monde et ce, pour bon nombre de plats traditionnels. Pour ce qui est du Québec, celles-ci sont non seulement accessibles à l’année, mais elles sont aussi très économiques; selon l’outil épicerie en ligne d’IGA, pour 0,30 $, il est possible de se procurer environ 100 grammes de lentilles sèches alors que pour la même quantité de viande bon marché il nous en coûte environ 1,48 $. Selon l’ONU, les protéines végétales sont également environ cinq fois moins dispendieuses que les protéines issues du lait. Intégrer les légumineuses à son alimentation est donc une bonne façon de favoriser la sécurité alimentaire.

Manger des légumineuses, un geste écologique

On ne le mentionne pratiquement pas et pourtant, remplacer les protéines animales par les protéines végétales dans son alimentation est une action fondamentale pour quiconque est soucieux de l’environnement. En effet, la production de protéines végétales nécessite de 5 à 10 fois moins de surface terrestre ainsi que d’un dixième à la moitié moins d’eau, selon Pulse Canada. De plus, les légumineuses ne nécessitant pas de réfrigération dans la chaîne de production, l’empreinte écologique s’en retrouve diminuée. Sans compter que grâce à leur conservation aisée, le gaspillage alimentaire est largement réduit une fois à la maison! Finalement, la culture de légumineuses fixe l’azote de l’atmosphère dans les sols : il est donc un fertilisant naturel pour ceux-ci.

Une bonne alternative aux protéines animales

Faibles en matières grasses, source très élevée en fibres, bonne source de vitamines et minéraux, riches en glucides complexes et contenant des pré-biotiques, les légumineuses sont sans contredit une excellente façon de contribuer à une saine alimentation. Étant la meilleure source de protéines végétales, les légumineuses contiennent deux fois plus de protéines que le blé et trois fois plus que le riz.

Ainsi, le mythe voulant que le végétarisme nuit à la santé en général et apporte des carences alimentaires est faux; si elles sont combinées avec des céréales, les légumineuses sont une excellente alternative aux protéines animales. De plus, le fait d’ajouter des végétaux non transformés à son alimentation diminue les carences plutôt que de les accentuer. La seule vitamine qui ferait défaut serait la vitamine B12 en raison du monde aseptisé dans lequel nous vivons et qui nous prive de ces bactéries. Pour contrer ce déficit, on peut simplement prendre des suppléments à raison de 1000 mg par semaine et le tour est joué.

Faciles à préparer…

Avant la cuisson des légumineuses sèches, il est important de les faire tremper dans environ trois fois leur volume d’eau. Le temps de trempage varie de quelques heures à environ une nuit et est généralement indiqué sur l’emballage. Ensuite, jeter l’eau de trempage et rincer les légumineuses. Mettre trois fois le volume d’eau des légumineuses dans une casserole et faire cuire à feu doux jusqu’à absorption complète de l’eau. Le temps de cuisson varie de 10 minutes à une bonne heure, mais pour diminuer ce temps et pour ajouter minéraux et oligo-aliments, il est conseillé d’ajouter un morceau d’algue (wakamé ou kombu) à la cuisson. Une fois cuites, les légumineuses se conservent environ 5 jours au réfrigérateur et de 3 à 6 mois au congélateur.

… Et à intégrer à nos plats!

Les légumineuses sont faciles à incorporer partout; que ce soit grillées comme collation, en potage, dans les céréales, dans nos desserts ou nos salades, elles ajouteront des protéines ainsi que de la saveur à nos plats. Essayez les brownies aux haricots noirs, la tarte aux lentilles et au chou vert ou encore le burger végétarien.

Par Andréanne Wahlman, membre du comité Sauve ta bouffe

 

Lundi 7 mars 2016

Des changements santé, un repas à la fois

Trucs changements santé - blogue

Le mois de la nutrition 2016 invite les gens à améliorer la qualité nutritive de leurs repas à l’aide de petits changements qui feront une grande différence. Ces astuces santé vous aideront à entamer ce mois de l’année du bon pied :

  • Ajoutez des lentilles à vos préparations de boeuf haché pour en rehausser la teneur en fibres. En prime, vous en ferez plus avec la même quantité de viande, ce qui vous fera réaliser des économies!
  • Sucrez votre yogourt avec des fruits surgelés dégelés au lieu d’ajouter du sirop;
  • Incorporez 1 tasse de purée de citrouille ou de patates douces dans votre mélange à muffins pour en augmenter la teneur en vitamines et fibres;
  • Relevez vos sandwichs avec de l’ail rôti réduit en purée et des légumes grillés;
  • Ajoutez des miettes de tofu dans vos œufs brouillés pour l’immiscer en douceur dans l’alimentation de votre famille;
  • Rehaussez votre sandwich au beurre d’arachide avec une poignée de noix et fruits séchés pour une dose de croquant et de fibres supplémentaires;
  • Pour un dessert à la fois sucré et santé, assaisonnez des morceaux d’ananas avec du jus de lime, puis parsemez de flocons de noix de coco râpée.

Pour en savoir plus sur le mois de la nutrition 2016, visitez le www.moisdelanutrition2016.ca.

Par Geneviève Nadeau Dt.P. Nutritionniste

Vendredi 12 février 2016

Germinations : une pratique simple, locale et bon marché!

Accessibles, nutritives, savoureuses, écologiques… Les arguments ne manquent pas pour vanter les mérites des germinations! Sauve ta bouffe vous a préparé ici un petit survol afin de vous insuffler l’envie d’intégrer cette pratique à votre quotidien sans en perdre un grain.

Germinations blogue

Une méthode simple, rapide et efficace!

  1. Mettre environ deux cuillères à soupe de graines dans un pot recouvert d’un bout de moustiquaire ou de tissu perméable.
  2. Rincer jusqu’à ce que l’eau soit claire puis égoutter. On peut également faire tremper les graines pour accélérer la germination pendant quelques heures ou une nuit.
  3. Placer les pots en position inclinée, idéalement à la noirceur.
  4. Rincer les germinations deux fois par jour jusqu’à maturité.

Temps de germination : de deux à huit jours selon les graines. Consommer dès que les deux premières feuilles se sont formées.

Attention! Ne pas étirer le temps de germination car les graines deviennent plus difficiles à digérer en raison des toxines que les bébés plantes produisent pour se protéger de la prédation des insectes.

Conservation : évitons le gaspillage!

Les graines sèches bien entreposées se conservent relativement longtemps, soit au moins un an. Faites attention à ne pas dépasser ce délai afin d’éviter que les graines pourrissent lors de la germination et ainsi contaminent les autres graines.

Afin d’assurer une conservation optimale de nos germinations, il faut s’assurer de bien les rincer et les essorer par la suite, soit à l’aide d’une essoreuse à salade ou en les épongeant sur une serviette de table. Par la suite, les germinations se conservent bien au réfrigérateur pour une durée d’environ sept jours.

En cas de surplus, il est possible pour les légumineuses plus grosses (lentilles, pois chiches, haricots) de les faire rôtir ou blanchir avant de les placer au congélateur.

Pour ce qui est de la grande majorité des germinations, vous pouvez aussi les faire sécher au déshydrateur ou au four à très basse température.

Une bonne action pour l’environnement, sa santé et son portefeuille!

Faire ses germinations à la maison est, vous vous en douterez, une merveilleuse façon d’intégrer le « manger local ». Difficile d’être plus local en effet que lorsqu’on fait sa propre agriculture à la maison!

De ce fait, on diminue notre empreinte écologique, et on évite le gaspillage causé par la gestion en épicerie et lors du transport. De plus, en raison du meilleur contrôle du rinçage et de la fraîcheur, on évite les bactéries et les salmonelles qui peuvent se développer en épicerie.

Sans compter le prix, qui est nettement inférieur aux germinations que l’on se procure chez notre épicier; faire ses germinations chez soi ne coûte pratiquement rien!

De plus, c’est excellent pour la santé; bon nombre de vitamines, de minéraux et d’enzymes se retrouvent dans nos germinations.

Sans oublier les enfants qui prendront un réel plaisir à regarder pousser les germinations. Une façon ludique de leur inculquer de bonnes habitudes alimentaires ainsi que le plaisir de cuisiner!

Même nos amies les plantes ne sont pas en reste; on peut récupérer l’eau de rinçage pour les nourrir, cette eau étant très nutritive pour elles.

Une diversité de choix… à l’année!

salade riz épinards

Outre ses bienfaits pour l’environnement, la santé et notre budget, il est bien de se rappeler que faire ses germinations à la maison est une façon sûre d’avoir accès à des vitamines toute l’année : un véritable petit jardin d’hiver! Des dizaines de choix de graines et légumineuses s’offrent à nous : brocoli, trèfle, roquette, moutarde, blé, sarrasin, lentilles, amandes, etc. Il est même possible de faire germer plusieurs sortes de graines à la fois; variété et saveurs au menu!

Les germinations sont très faciles à intégrer à son alimentation. Ajoutant de la saveur et un côté croquant aux plats, elles se consomment non seulement en salade mais aussi dans les sandwichs, les soupes, les sautés de légumes, sur des craquelins, etc.

Vous pouvez également cuisiner une salade de riz, épinards et fèves germées, un sauté de porc et légumes à la chinoise ou encore un chop suey aux légumes.

Ainsi, les germinations sont un véritable jeu d’enfant comportant nombre d’avantages et bénéfices : deux petits rinçages par jour et hop! On obtient un aliment vivant, nutritif, écologique et qui ne coûte pratiquement rien à produire.

Vous trouverez plusieurs types de graines chez votre épicier, et une grande diversité dans tout magasin d’alimentation santé. Bonnes germinations!

Par Andréanne Walhman, du comité sauvetabouffe.org

Vendredi 5 février 2016

Petit guide pour recevoir des convives allergiques

Saviez-vous que près de 300 000 Québécois souffrent d’allergies alimentaires? Pour ces gens, seul un contact avec une substance allergène peut entraîner un choc anaphylactique, une réaction allergique sévère pouvant causer la mort. Si vous connaissez quelqu’un qui vit avec une allergie alimentaire et que vous prévoyez la recevoir pour souper, voici quelques conseils à garder en tête.

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Soyez soucieux de la contamination croisée

Même si vous ne les voyez pas, des substances allergènes peuvent contaminer vos ustensiles, vos comptoirs et votre vaisselle. Pour éviter de contaminer les aliments servis à votre convive avec des allergènes, assurez-vous de :

  • Préparer les mets sans allergènes avant les autres plats;
  • Nettoyer toutes les surfaces (comptoirs, planches à découper, micro-ondes) et vos outils avec du savon et un linge propre avant de cuisiner les mets sans allergènes;
  • Bien laver vos bols, chaudrons, ustensiles, assiettes avant de les utiliser. Assurez-vous qu’ils n’aient aucun résidu alimentaire;
  • Nettoyer les aliments non emballés (ex. : légumes, fruits) qui auraient pu entrer en contact avec des allergènes avant d’être apprêtés;
  • Nettoyer les surfaces avec des linges jetables, puisque les allergènes peuvent rester sur les linges de cuisine;
  • Utiliser des ustensiles différents pour servir les mets avec et sans allergènes;
  • Entreposer les aliments dans des contenants hermétiques identifiés et préférablement dans des endroits séparés du reste de la nourriture;
  • Disposer les mets sur la table de façon à éloigner ceux contenant des allergènes de la personne allergique.

Soyez attentifs à l’épicerie!

Évitez les aliments en vrac qui peuvent être contaminés par des allergènes (ex. : du riz en vrac à côté d’arachides en vrac). Vérifiez si le produit peut contenir des traces d’allergènes en lisant la liste des ingrédients. Demandez à la personne allergique que vous recevez de valider les ingrédients si vous avez un doute.

Sachez comment réagir

Dans le cas où la personne présentent des symptômes d’allergie graves (démangeaisons, difficultés à respirer, enflures, etc.), administrez de l’épinéphrine (auto-injecteur mieux connu sous le nom de EpiPen) et téléphonez immédiatement au 9-1-1. Pour savoir comment injecter l’épinéphrine, visitez le www.epipen.ca, section « À propos d’ EpiPen », puis « Comment utiliser l’auto-injecteur EpiPen ».

Consultez notre dossier spécial pour des inspirations de recettes sans allergènes.

Par Geneviève Nadeau Dt.P. Nutritionniste

 

Classé sous : À consulter, À essayer, À la une
Lundi 18 janvier 2016

Recettes réconfort santé

En cette période de l’année, quoi de mieux que de cuisiner des plats réconfortants qui nous réchauffent et qui nous font oublier le froid glacial de l’hiver. Mais le spaghetti à la viande, le pâté chinois et le pouding chômeur manquent parfois de vitamines, de fibres et de minéraux… Voici quelques trucs pour bonifier vos mets chouchous.

Spaghetti à la viande

Améliorez votre sauce à la viande avec des légumes surgelés, en dés. Vous pouvez aussi remplacer la moitié des pâtes par des spaghettis de courgettes (coupés à l’aide d’un Spirelli™) ou des juliennes de carottes.

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Potage onctueux

Crème de carottes, crème de brocoli, crème de poireaux… Remplacez la crème par de la crème de soya de type Belsoy pour un résultat identique et moins riche en gras saturés. Vous pouvez aussi épaissir vos potages avec de la purée de haricots blancs : une dose de protéines et de fibres en prime!

Pâté chinois

Ajoutez des épinards à votre crème de maïs et remplacez la viande rouge par de la dinde ou du poulet haché. La volaille renferme moins de matières grasses que le bœuf ou le veau. Et pourquoi pas du tofu haché, pour les plus audacieux?

Pâté au poulet

Préparez un pâté au poulet avec une croûte de blé entier, puis troquez la crème dans votre sauce blanche pour une béchamel à base de lait écrémé. Plutôt que d’y ajouter des pommes de terre (un féculent supplémentaire, en plus de la croûte à base de farine), mettez des pieds de brocoli et du navet en dés ou râpé dans votre mélange de poulet.

Mijoté de bœuf, porc, veau, agneau…

Un mijoté n’en est pas un sans une panoplie de légumes-racines. Au-delà des carottes et du navet, essayez aussi le céleri-rave, le panais ou la betterave jaune. Des lanières de chou vert ou des feuilles de chou kale offriront une couleur de plus à votre mijoté!

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Gâteau, pouding chômeur et tarte au sucre

Impossible de remplacer ces douceurs… Cuisinez-les telles quelles et mangez-les simplement en plus petites quantités! À condition de savourer chaque bouchée, et de partagez avec vos proches, vos collègues et vos amis!

Par Geneviève Nadeau Dt.P. Nutritionniste

Lundi 11 janvier 2016

La saison des clémentines, on en profite à fond!

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Avec l’hiver vient son lot de grisaille et de perte d’énergie. Un petit fruit juteux et coloré arrive toutefois à point nommé pour nous remettre sur pied. La clémentine, c’est LE fruit hivernal contre la baisse de moral et d’énergie. On vous propose ce mois-ci de mieux la connaître ainsi que de nombreuses idées pour mieux l’exploiter, et comme on vous le rabâche sans cesse, sans gaspillage s’il-vous-plaît! Parce que oui, de nombreuses idées reçues sur la clémentine induisent des pertes. Vous êtes curieux? C’est parti!

La petite histoire de la clémentine

Il faut savoir que la clémentine est née d’un croisement entre la mandarine et l’orange amère au début du XXe siècle. Chez nous, on trouve principalement des clémentines provenant du Maroc (les préférées des consommateurs), d’Espagne, des États-Unis et du marché chinois. Vu le périple parcouru, raison de plus pour ne pas en perdre un seul quartier! Elle est partout sur les étals des épiceries durant la pleine saison, entre les mois de novembre et février, bien qu’on puisse la trouver aussi en octobre, mars et avril.Très riche en vitamine C (mais moins qu’une orange), elle est facile à éplucher, presque sans pépins, sucrée et très peu calorique (environ 30 calories une clémentine). On peut l’emporter partout, on peut en manger quand on veut, d’où son franc succès auprès des consommateurs.

Attention, la couleur ne fait pas le goût!

Pour vous, une clémentine mûre, c’est de quelle couleur? Bien orange? Faux, pas toujours! Arrêtons de délaisser des produits à cause de leur apparence qui ne correspond pas aux projections que nous en faisons. Nous sommes mal informés, alors rectifions le tir. La couleur de l’écorce n’est pas un gage de maturité. La persistance du vert signifie simplement que la différence de température entre le jour et la nuit n’a pas été importante. Une clémentine à moitié verte peut donc être mûre et sucrée. À noter que dans l’industrie, on utilise des pesticides pour « déverdir » les fruits et leur donner une couleur orange homogène alors qu’ils n’ont pas forcément atteint leur maturité…

Revenons à nos fourneaux

La clémentine se vend en vrac, mais également souvent en cartons et filets de 2 à 3 kg. Ce n’est pas parce que le panier de clémentines est en solde qu’il faut en acheter deux; on prend la mesure de ses besoins. Et si on se retrouve avec des clémentines défraîchies, pas sucrées ou trop amères, il existe un monde de possibilités, notamment des plats sucrés ET salés! En effet, elle s’accommode très bien avec viandes, crustacés et poissons. On la sert par exemple en salade, en muffin, en pain à la marmelade de clémentines, en lait frappé, ou en poulet aigre-doux et poitrine de poulet aux mandarines. Astuce pour récupérer plus de jus : avant de les presser, plongez les dans l’eau bouillante quelques instants ou chauffez-les 1 minute au four à micro-ondes.

La conservation des clémentines

1 semaine à l’air ambiant et jusqu’à 2 semaines dans le bac à légumes du réfrigérateur qui les protégera de la déshydratation. Ne pas mettre le fruit entier au congélateur, mais peler et séparer les gousses puis congeler dans du sirop de sucre. Pour éviter d’en perdre, si elles sont déjà mûres, mettez-les à l’abri du soleil direct et séparez celles qui ont l’air d’être abîmées régulièrement.

Par Alicia Lecomte, du comité Sauve ta bouffe

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